La qualité de l’air intérieur (QAI) fait déjà l’objet d’un diagnostic obligatoire dans certains établissements recevant des jeunes enfants (crèches, écoles). Mais la question de son extension aux logements se pose.
Si nous sommes régulièrement exposés à la pollution, notamment en milieu urbain, il ne faut pas oublier que nos logements sont épargnés par une dégradation de la qualité de l’air.
La circulation routière ou encore les industries génèrent une pollution extérieure, mais d’autres facteurs peuvent tout à fait avoir un impact négatif sur les conditions sanitaires des habitations. Avec le renforcement des conditions d’isolation des logements, le renouvellement de l’air (aération et ventilation) peut être fortement réduit entrainant ainsi un risque pour les occupants d’être exposés à des produits volatiles nocifs : gaz, solvants, etc. Les produits ménagers, les installations de chauffage ou encore certains matériaux de construction sont autant de sources de dangerosité.
Si pour certains ERP (établissement recevant du public), la réalisation d’un diagnostic QAI est d’ores et déjà obligatoire, on peut légitimement s’interroger sur l’intérêt de l’étendre aux logements.
Pour des raisons d’information en cas d’achat ou de location, mais aussi pour des enjeux de Santé publique, le diagnostic QAI pourrait sensibiliser sur l’importance de la qualité de l’air au quotidien.
Il porterait essentiellement sur les conditions de renouvellement de l’air dans les logements, avec des conseils et des recommandations adaptés à la situation rencontrée par le diagnostiqueur.