Depuis ce mois de septembre 2025, le diagnostic immobilier est en effervescence. Des évolutions majeures touchent à la fois la lutte contre la fraude aux diagnostics de performance énergétique (DPE), la surveillance de l’état des copropriétés, la centralisation de leurs données ainsi que la méthode de calcul de l’étiquette DPE. Ces changements sont essentiels pour le secteur des transactions immobilières et la sauvegarde des immeubles bâtis anciens.
La mise en place d’un système de vérification par code QR depuis septembre 2025 protège considérablement les DPE contre les falsifications. Cette mesure, couplée à la limitation du nombre de diagnostics par professionnel dès le 1er octobre 2025 (1000 DPE par an tout au plus) fait primer l’authenticité, la conformité, la validité et la qualité des DPE. Rappelons que le code QR présent sur les DPE, une fois scanné par smartphone ou tablette, fait le lien avec le rapport enregistré auprès de l’ADEME (Agence de la transition écologique).
Quant au nombre de DPE réalisés annuellement, il s’agit d’une surveillance qui se fera par intelligence artificielle. Elle ne concernera que les DPE de maison et d’appartement. À ces mesures s’ajouteront aussi deux autres, très pertinentes. Très prochainement, les opérateurs devront présenter un code QR attestant de l’existence et de la validité de leur certificat DPE. Quant aux étiquettes des rapports DPE, elles ne seront pas divulguées à l’issue du diagnostic, ce qui libère les diagnostiqueurs de toute pression. Le propriétaire n’en prendra connaissance qu’après la transmission du DPE à l’ADEME.
Depuis mi-août 2025, le diagnostic structurel s’impose au sein des copropriétés de plus de quinze ans, situées dans des secteurs au sein desquels les immeubles bâtis ont été déclarés à risque par les communes. Dans ces périmètres particuliers, le diagnostic structurel devient obligatoire et permet d’anticiper les désordres structurels avant qu’ils ne puissent empirer.
Par ailleurs, dès janvier 2026, l’ajustement du coefficient de conversion énergétique pour l’électricité deviendra effectif, passant de 2,3 à 1,9. De nombreux logements français seront valorisés par cette mesure qui améliorera automatiquement les performances énergétiques des biens principalement équipés de systèmes électriques.
Enfin, la refonte du RNIC (registre national d’immatriculation des copropriétés) en février 2027créera un guichet unique d’information pour les copropriétés beaucoup plus riches. Cette plateforme centralisée regroupera toutes les données techniques du bâtiment, comme celles contenues dans les diagnostics immobiliers tels que le DPE immeuble ou le diagnostic technique global (DTG).