À partir du 6 juillet 2026, un nouvel arrêté modifie en profondeur les règles entourant l’audit énergétique des entreprises. Si cette évolution vise d’abord les sociétés, elle concerne aussi de nombreux particuliers propriétaires ou copropriétaires qui détiennent des locaux professionnels ou des lots mixtes (habitation et professionnel). Comprendre ce qui change concrètement peut vous aider à anticiper d’éventuels coûts liés à votre bien, notamment si vous louez ou vendez un local commercial, ou si vous êtes concerné par l’obligation d’audit énergétique. Voici l’essentiel à retenir sur les impacts budgétaires de cette évolution.
L’arrêté du 2 juillet 2026, entré en vigueur le 6 juillet, précise et alourdit la liste des informations à fournir lors d’un audit énergétique pour les entreprises. Cela concerne directement les personnes morales propriétaires de locaux soumis à cette obligation, y compris certains particuliers détenant des sociétés civiles immobilières (SCI) ou des locaux à usage mixte.
Ces nouvelles exigences impliquent plus de données à collecter et à transmettre, et donc potentiellement des audits plus longs et plus détaillés.
Plus l’audit énergétique exige de données et d’analyses, plus il risque d’être long à réaliser. Pour les particuliers concernés (notamment ceux qui gèrent des locaux professionnels ou des lots en SCI), cela peut signifier :
À ce stade, aucun chiffre précis sur le surcoût n’est avancé par le texte officiel. Mais plus la mission du professionnel est encadrée et détaillée, plus le budget à prévoir a tendance à augmenter.
Le texte crée un nouveau profil « organisme certificateur » sur la plate-forme dédiée à la transmission des audits énergétiques. Cela signifie que chaque audit pourra faire l’objet d’un contrôle renforcé par des organismes spécialisés. Pour vous, propriétaire ou gestionnaire d’un local professionnel, cela peut se traduire par une vigilance accrue sur la qualité de l’audit - mais aussi sur la conformité administrative, faute de quoi des démarches supplémentaires pourraient s’ajouter.
L’audit devra préciser :
Ces éléments sont à fournir par le professionnel, mais leur collecte peut demander plus de temps et d’informations de la part du propriétaire.
Le texte officiel ne mentionne aucune aide ou subvention spécifique liée à ces nouveaux audits énergétiques pour les particuliers ou les SCI. Aucun dispositif comme MaPrimeRénov', les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) ou l’éco-prêt à taux zéro n’est cité dans la mesure. À ce jour, si vous êtes concerné par l’obligation, le coût de l’audit reste donc à votre charge, sans possibilité d’alléger la facture via un dispositif d’aide publique mentionné dans ce texte.
Si vous êtes propriétaire d’un local professionnel ou d’un lot en SCI soumis à l’audit énergétique, attendez-vous à devoir fournir plus d’informations et à supporter un coût potentiellement supérieur pour la réalisation de l’audit, à partir du 6 juillet 2026. Plus l’audit est détaillé, plus la prestation du professionnel sera longue et donc, en général, plus coûteuse.
Pour l’instant, il n’est pas possible d’estimer précisément l’augmentation de tarif, car le texte ne donne pas de grille de prix. Mais il est conseillé d’anticiper cette dépense dans la gestion de votre bien et de vous rapprocher d’un diagnostiqueur immobilier qualifié pour évaluer l’impact exact sur votre situation.